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Exil progressif

Un blog old-school sur les musiques progressives et psychédéliques

samedi, juin 30, 2012

CAPTAIN BEEFHEART & HIS MAGIC BAND Safe As Milk (1967)

Captain Beefheart - Safe As Milk
Blues Rock / Expérimental (U.S.A.)


Safe as Milk est le premier album de Captain Beefheart et de son Magic Band. Un blues primal, excentrique et électrique, celui du loup-garou Don Van Vliet, prophète sauvage, élaborant une musique multi facette et fougueuse, communicative et spontanée, aux accents dadas. Sa voix rauque et hoquetante dirige ces douze morceaux déglingués, dotés d’une force tribale (animée entre autre par l’héritage de Bo Diddley), et joyeusement sinistres. La voix du désert, la voie d’un rock sauvage. Ambigu. Sur courant alternatif.

La création de Safe as Milk reste marquée par les chamboulements successifs d’un line-up confus, un peu insaisissable. On note en tout cas la présence de Ry Cooder et de Taj Mahal. Et puis le mystérieux fantôme, Herb Bermann, crédité pour 8 des 12 titres, hante le disque.

Petite fantaisie doo-wop encore inoffensive (‘I’m Glad’), salve delta blues (‘Plastic Factory’), rock tribal (‘Abba Zaba’) ou sautillant (‘Grown So Ugly’), influences folk-/blues-rock, garage… Safe as Milk montre un réel éclectisme. J’ajouterais que le doo-wop était aussi une petite faiblesse de l’ami Zappa… Le disque s’offre bien sûr au moins quelques classiques : les dynamiques ‘Sure 'Nuff 'n Yes I Do’, ‘Zig Zag Wanderer’ et l’effrayant ‘Electricity’. En fait, les titres de l’album se dissocient parfois du classicisme rock et de ses avatars, effritant leurs codes, gommant leurs effigies et leurs symboles, les faisant grimacer.

Safe as Milk n’est pas vraiment banal, demeurant déjà contaminé en germe par une vraie recherche, un dépassement, une volonté de s’extirper, mais davantage comme une pulsion, un instinct, moins comme une intellectualisation. Le résultat en devient d’ailleurs plutôt abordable. Et curieusement, au vu de la relative accessibilité de ce disque, je me demande parfois si on ne confond pas le plaisir que l’on en tire avec le soulagement exceptionnel de comprendre assez rapidement une œuvre du capitaine...

Note : 5/6

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lundi, juin 25, 2012

Frank ZAPPA Apostrophe (') (1974)

Frank Zappa - Apostrophe
Fusion / Concept (U.S.A.)


Apostrophe continue sur la même lancée qu’Over-nite Sensation, avec une épine dorsale quasi identique, autour des Mothers deuxième version. La cohorte de musiciens qui soutient ce projet n’est d’ailleurs pas en reste, comptant sur les présences supplémentaires de Sugar Cane Harris (violon), Napoleon Murphy Brock (back-up vocals et sax), Aynsley Dunbar, Johnny Guerin et Jim Gordon (tour à tour aux fûts), ou encore Jack Bruce de Cream (basse) sur le morceau titre !

La priorité est donnée à la multitude de styles qui s’entrechoquent et on retrouve également l’impact de la narration, davantage appuyée, avec la forte complicité des instruments qui prennent part au récit en symbolisant de manière sonore ses différents événements. Pourtant, les thématiques habituelles sont délaissées et la satire sociale légèrement en retrait, au profit de l’histoire de Nanook l’eskimo (cf. le film de Robert Flaherty, 1922) et de Fido le chien (non sans un « humour » pas très finaud).

Véritable concept album dans lequel la symbolique musicale est reine, Apostrophe ressemble déjà à un aboutissement pour l’artiste. L’ensemble du disque, court d’une demi-heure, est très cohérent, les différentes scénettes-vignettes s’enchaînant à merveille. Les textures de sons, multiples, communiquent, se répondent, et font d’Apostrophe un voyage multi sensoriel en plusieurs dimensions. Cela est notamment flagrant sur ‘Nanook Rubs It’… Mais on ne saurait oublier les vertigineuses mélodies en escalier des percussions sur ‘St. Alfonzo’s Pancake Breakfast’, la puissance blues de ‘Cosmik Debris’, la rythmique hypnotique de ‘Excentrifugal Forz’, le jam d’‘Apostrophe’… Les styles sont une fois de plus multiples, mais on sent toujours cette patte Zappa authentique.

C’est vrai, à la toute première écoute, Apostrophe ne m’a pas du tout semblé accessible. Pourtant son format court et la façon dont les instruments charment l’auditeur dès les 3-4 premières écoutes en font un disque finalement bien peu récalcitrant. Il nécessite par ailleurs un investissement dont l’intensité s’évapore au fil des minutes, même s’il ne contient pas de morceaux proprement accrocheurs ou catchy de façon classique, comme ‘Peaches En Regalia’ par exemple. Au final, on parvient tout de même à s’« installer » au sein de morceaux en particulier. À mon humble avis, c’est sans doute un détour obligé pour comprendre Zappa, mais pas nécessairement le premier disque sur lequel se pencher pour découvrir l’artiste.

Note : 4,5/6

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dimanche, juin 24, 2012

Frank ZAPPA Over-nite Sensation (1973)

Frank Zappa - Over-nite Sensation
Rock / Fusion (U.S.A.)


Fort d’une quinzaine de disques à son actif, Zappa nous offre cette fois le sympathique Over-nite Sensation. Il s’appuie sur la troisième version des Mothers fraîchement créée et qui fonctionne déjà à plein régime : Bruce Fowler (trombone), Sal Marquez (trompette), Ian Underwood (flûte, clarinette, saxophones), soutenus par Ralph Humphrey (batterie) et Tom Fowler (basse). Bien sûr on ne saurait oublier la présence de Jean-Luc Ponty (violons), de George Duke (claviers), de Ruth Underwood qui excelle aux percussions (marimba et vibraphone) et… de Tina Turner et des Ikettes !

Ce premier disque de ce fringant line-up fait donc suite à l’aparté « jambe plâtrée » de Waka/Jawaka-The Grand Wazoo, spirituellement liés à Hot Rats. Par ailleurs, Zappa se montre ici davantage comme chanteur-compteur, se recentre vers un rock mélodique et parfois narratif, avec ses phrases cultes. Doté d’une esthétique seventies, urbaine, cradingue et salasse, Over-nite Sensation développe au sein de titres très compacts une multitude d’arrangements qui rentrent en collision, fusionnent, bouillonnent, et s’accordent au final pour donner un résultat très homogène et dense, avec des morceaux qui s’enchaînent très bien. Pour les moments fétiches, on pense par exemple au solo de la satire médiatique ‘The Slime’, au groove de ‘Dinah-Moe Humm’, aux mécanismes progressifs de ‘Zomby Woof’, à l’euphorie hirsute de ‘Fifty-Fifty’, et au classique ‘Montana’, propulsé notamment par les vocaux de Tina Turner et des Ikettes.

Multifacette, Over-nite Sensation se montre prog, jazzy, funky, technique, populaire et un peu dépravé, foncièrement moins expérimental qu'à l'accoutumé, mais carrément rock. Une belle énergie délivrée pour l’un des classiques de Frank Zappa & des Mothers.

Note : 4,5/6

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samedi, juin 23, 2012

Frank ZAPPA The Grand Wazoo (1972)

Frank Zappa - The Grand Wazoo
Jazz Rock (U.S.A.)


À partir de 1969, Zappa entre dans la période la plus prolifique de sa carrière, en termes qualitatifs. Si le mariage jazz-rock opéré par Zappa à l’époque en aura fait douter plus d’un, The Grand Wazoo semble pour beaucoup l’un des plus beaux achèvements de sa discographie. Ce n’est pas injustifié : la recherche musicale, les arrangements complexes, la qualité de certaines mélodies, la création d’un vrai univers jazz-rock font de ce Wazoo un des plus grands.

Ecrit en période de convalescence suite à son fameux accident en concert au Rainbow Theater de Londres, l’album impressionne par son envergure et ses passages alambiqués. Soutenu par un orchestre jazz d’une vingtaine de musiciens, et élaboré en droite ligne de Hot Rats dont il garde le genre « jazz en liberté mais maîtrisé », The Grand Wazoo compte de façon symbolique la bataille menée contre les Médiocrates, hydres du mauvais goût, au sein d’une Rome antique et fictive. Cette idée de représenter musicalement une histoire sera également développée dans Apostrophe, avec d’autres thématiques. Quand je vous parlais du lien entre la musique de Zappa et le cinéma, enfin plutôt, le récit…

Les grands moments de liberté du disque sont principalement incarnés par ‘For Calvin (And His Next Two Hitch-Hikers)’ et surtout le morceau titre, sur la face A. Sur la seconde ‘Eat that Question’ et le magnifique et intime ‘Blessed Relief’ brillent par leurs enchevêtrements et leurs univers mélodiques envoûtants ou entêtants, toujours magiques. Une palette de sentiments musicaux contrastés pour un résultat flamboyant. Proprement grandiose, The Grand Wazoo demeure un disque tout en relief, recherché et riche, tel un classique suprême. Du grand art.

Note : 5,5/6

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dimanche, juin 17, 2012

FLYING COLORS Flying Colors (2012)

Flying Colors
Progressif (U.S.A.)


Flying Colors semblait une initiative plutôt encourageante. Le teaser avait attiré mon attention pour son énergie communicative et la qualité des quelques mélodies entrevues. C’est vrai, les projets parallèles sont souvent à trier sur le volet, mais là, j’avais envie de donner une chance au groupe. Et puis coup de chance, le disque n’était pas trop cher...

À vrai dire, le fait que Mike Portnoy tapait sur ses fûts pour l’occasion m’avait déjà poussé à m’intéresser à ce projet un peu « super groupe ». J’avais envie de savoir ce qu’il faisait de son temps libre après la rupture avec Dream Theater, en termes artistiques et humains : avec qui allait-il s’allier cette fois-ci pour s’adonner à la musique, à celle qui l’anime depuis toujours ?

Dans Flying Colors, Mike Portnoy n’est pas l’acteur unique. Déjà, Neal Morse use de sa voix et se positionne aux claviers, apportant son impact, son « expérience » mélodique. Dave LaRue est à la basse (Dixie Dregs, Planet X, Joe Satriani) et Casey MacPherson au chant…. D’ailleurs, le connaissez-vous ? Il est membre d’Alpha Rev, notamment armé du single ‘New Morning’… qui personnellement ne me dit rien (je vis peut-être dans une grotte). Et puis comment oublier Steve Morse (Dixie Dregs, Deep Purple), guitariste plein de panache ? En observant la complicité récréative que les musiciens semblaient ressentir, je me suis presque demandé si on n’allait pas éprouver quelques sensations fortes façon Purpendicular de Purple. Bon, je rêvais un peu, c’était une idée comme ça. Mais on ne sait jamais après tout.

Après avoir goûté à l’artwork très sobre et soigné de l’album, il me fallait passer à son écoute. En fait, j’avais déjà un peu triché ; quelques vidéos streaming sur YouTube m’avaient permis d’aborder deux fulgurances du disque…

En tête de peloton : ‘Kayla’, appliqué, énergétique et doté d’un refrain fédérateur. Et puis comment ne pas être conquis par sa section solo de toute beauté, tout à fait dans l’esprit prog, avec émotion et bravoure, sans lourdeur. Un titre accrocheur et héroïque, subtil mélange de légèreté dans l’exécution et de solidité dans l’écriture.

Le deuxième moment d’importance se nomme ‘Storm’. Là encore un vrai moment de songwriting, avec une vraie qualité mélodique, notamment dans le refrain. Une émotivité à fleur de peau, jamais sentimentale (quoiqu’à la limite), toujours efficace. Et encore une section middle à nous faire fondre. ‘The Storm’ est un très bon titre... Et avec ces deux morceaux situés vers le début du disque on commence sérieusement à croire en la suite.

C’est vrai, l’ouverture du disque, ‘Blue Ocean’, côtoie un peu le minimum syndical (à noter cependant quelques réflexes Genesis-ien dans son refrain) et ne restera vraiment pas dans les annales. Mais le morceau suivant, ‘Shoulda Coulda Woulda’, au titre un peu bêta, dégage tout de même une belle énergie (quoiqu’un peu lourde et limitée), et tient relativement la route dans sa structure. Au bout de quatre titres, le pari semble dans l’ensemble plutôt gagné.

Pourtant après : plus rien ou presque. J’hésite à garder certains côtés de ‘Forever In A Daze’, qui s’écoute bien, mais qui pèche par une écriture bas du front. J’hésite aussi pour la fin du dernier refrain de ‘Everything Changes’, mais la chanson pourra rebuter pour son côté très mielleux et sentimental, ses manières vocales, son intro faussement triomphale et son couplet un peu caricatural. Elle semble ne pouvoir s’écouter agréablement que si l’on est dans l’état d’esprit adéquat, au risque d’overdose. ‘Better Than Walking Away’ reste aussi très faible, à part un effort guitaristique sur le deuxième refrain. Mais vraiment, on est en droit d’attendre d’autres mélodies que celles-là…

Le reste n’est malheureusement pas loin d’être indéfendable. Mièvres, sirupeuses, ‘Love Is What I’m Waiting For’, et surtout ‘Fool In My Heart’, incroyablement kitsch, semblent faire capituler les plus indulgents. Ajoutons ‘All Falls Down’, pompeux et franchement pas intéressant, malgré le travail à la basse en trame de fond. Mélodiquement, ces trois titres sont difficilement supportables. Par ailleurs, ils remplissent principalement la seconde partie du disque, donnant l’impression d’avoir affaire à un disque qui bombe le torse au départ et s’essouffle ensuite.

Mais il ne faudrait pas oublier la toute fin : ‘Infinite Fire’ est le titre épique du disque, comme toute fin d’album prog qui se respecte. Des bonnes idées atmosphériques (les couplets notamment), parfois inspirée de Genesis et Yes, et on passe un très bon moment, pour faire semblant d’oublier les incartades passées. Les passages instrumentaux sont de bonne facture, bien que les vocaux soient un tantinet fatigants, et la structure est cohérente. Une respiration finale bienvenue, avec cette retenue qui manque un peu à l’ensemble des titres qui précède. Globalement du bon boulot en terrain bien connu et balisé.

Bref, si je ne regrette pas mon achat pour les trois moments intenses de l’album, je ne nie pas non plus ma déception, moi qui espérais voir davantage de belles choses et de belles couleurs dans ce disque très inégal. Et non pas des montagnes russes et des plans nous plongeant des années en arrière. En fait, les musiciens semblent avoir pris beaucoup de plaisir à jouer ensemble, peut-être moins aptes à en donner à leurs auditeurs de façon continue.

Note : 3,5/6

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mercredi, juin 06, 2012

Frank ZAPPA Hot Rats (1969)

Frank Zappa - Hot Rats
Jazz Rock (U.S.A.)


Si Zappa mêle l’humour à la musique, on ne peut pas non plus négliger les parallèles avec le 7ème art. En effet, ses créations semblent parfois se dérouler comme un film, avec son intrigue, ses concepts et ses répliques, ses moments forts, ses phrases cultes. Un groupe plus récent comme Mr Bungle aurait par exemple une approche parfois similaire. Et puis, en ouvrant Hot Rats, le doute n’est plus permis : "The movie for your ears was produced and directed by Frank Zappa".

Hot Rats est un disque phare parce qu’il permet d'une part de mettre en lumière certains aspects fondamentaux de la carrière de Zappa, et d'autre part de se frayer un chemin dans sa longue et tortueuse discographie. Un album (presque) entièrement instrumental, expérimental à sa façon, et de grande envergure. L’ensemble des morceaux est vraiment d’une solide homogénéité, et cette cohérence apporte un côté imposant au disque. Hots Rats représente un travail de composition et de production de haut niveau, sur les sons et les couleurs d’un rock doré et sophistiqué.

Fondamental pour l’époque, Hot Rats reste un support essentiel de jazz rock, animé par une culture de musique contemporaine. La rencontre est fructueuse, et pour ce faire, Zappa choisit cette fois de s’écarter du cycle d’albums réalisés avec les Mothers première mouture. Pour son deuxième disque dit « solo », il s’entoure d’un tout autre orchestre, technique et pro jusqu’au bout des doigts, avec des invités prestigieux comme Shuggie Otis et Jean-Luc Ponty. Certains musiciens seront d’ailleurs ses compagnons de route pour des albums futurs, réalisés avec d’autres versions des Mothers. Ian Underwood, fidèle multi-instrumentiste, qui avait déjà participé à d’autres œuvres de Zappa, lui prête main forte (piano, orgue, flûte, clarinettes, saxophones !). À noter aussi la présence de Captain Beefheart sur ‘Willie the Pimp’, bien évidemment. Les deux artistes amis n’auront d’ailleurs pas fini de collaborer (et aussi de se brouiller). Malgré ses changements, le disque garde pourtant une avancée logique dans le parcours de l’artiste.

Parmi les moments forts indiscutables, je retiens tout d'abord l’ouverture : brillante, lumineuse, radieuse, magique, euphorisante. ‘Peaches en Regalia’ est un des meilleurs morceaux de Zappa et l’une des plus belles introductions d’album. Un collage mélodique, jazzy et chaleureux... indispensable.

Le disque donne évidemment une forte place aux soli, que ce soit la guitare de Frank Zappa, le sax de Ian Underwood, ou le violon (Jean-Luc Ponty ou Don Sugarcane Harris). On le voit notamment sur ‘Willie the Pimp’, ‘Son of Mr Green Genes’, et évidemment ‘Gumbo Variations’ (la version CD réalisée en 1987 allonge d’ailleurs le solo époustouflant d’Underwood). L’improvisation reste absolument essentielle pour ce disque mais cela n’empêche pas d’être tout autant séduit par les titres plus « chantants », comme ‘Little Umbrellas’ et surtout ‘It Must Be A Camel’, ces moments de jazz soignés et mélodiques, de très bonne facture.

Hot Rats est un disque à deux dimensions, présentant à la fois des sections courtes, mélodiques, très soignées à l’écriture et à la production, et des moments d’inventivité libre et créative, d’effervescence musicale et de dépassement de soi. Ses avancées musicales insérées dans le contexte de l’époque, et le plaisir communicatif des titres le composant, font de Hot Rats une œuvre emblématique et enthousiasmante, célébrant la rencontre féconde entre le rock et le jazz.

P.S. : ce disque a été retravaillé en 1987 par Zappa. Cette chronique tient compte de la version LP originale de 1969. Des compléments sur ces différentes éditions, ici et là.

Note : 5,5/6

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