Retour à l'index

Exil progressif

Un blog old-school sur les musiques progressives et psychédéliques

vendredi, juin 30, 2006

CAN Delay 1968 (1968-69/1981)

Can - Delay 1968
Krautrock (Allemagne)


Avec cette collection de titres enregistrés à l'aube de sa carrière, Can peut se targuer d'aller à l'encontre des conventions musicales de son époque. Cependant, si Delay 1968 n'a certainement pas l'ambition, la cohésion et le génie des œuvres suivantes, il a tout de même le mérite de faire fusionner le jazz et le rock sur fond de culture expérimentale et d’atmosphère garage. Le disque annonce d'ailleurs une partie de la scène punk. Pour ce qui est des morceaux, ‘Butterfly’ ouvre le disque de belle manière. Il s'agit d'un titre stressant, spatial et futuriste, dans lequel une certaine tension est évoquée de façon habile par les différents musiciens. Les rythmiques insaisissables de Karoli, le Hendrix blanc, rencontrent le feeling black de Mooney et se noient dans l'atmosphère étrange provoquée par le synthétiseur à adrénaline d'Irmin Schmidt. Le rythme imposé par Jaki Liebezeit est assez pesant, et la basse de Czukay insistante. ‘Pnoom’, le titre suivant, est un morceau comique de 26 secondes, un quiproquo sonore et malin. Quant à ‘Nineteen century man’ et ‘Man called Joe’, elles ne sont pas forcément marquantes mais présentent une forme de cacophonie rythmée et quelques aspects de la musique de Can qui seront accentués par la suite. Entre ces deux titres s'intercale une belle ballade subtile et tendue, ‘Thief’, dans laquelle la guitare aiguisée et acide de Michael Karoli se met une nouvelle fois en valeur. ‘Uphill’, le petit frère de ‘Sister Ray’ du Velvet, révèle ensuite une prédominance rythmique évidente. La solidité du rythme est une nouvelle fois assurée en très grande partie par la basse de Czukay et évidemment par le jeu de Liebezeit qui prendra encore de l'importance dans les albums suivants, notamment dans la trilogie. Le dernier morceau, ‘Little star of Bethleem’, est perfectible mais rassemble suffisamment d'éléments pour rester néanmoins de qualité et bien symboliser certains aspects artistiques de la musique du groupe. Can pose dès lors avec cette collection des bases artistiques déjà en avance sur son temps et va y ajouter au fil de sa carrière des éléments beaucoup plus ambitieux, déboussolants, inquiétants, élargissant ainsi son concept en intégrant des composantes très expérimentales, sous l’influence de la musique contemporaine et des psychédélismes Barrett-ien et Velvet-ien. Par comparaison, Monster movie, le premier véritable album du groupe, sera un disque logiquement plus homogène, et plus complexe.

Note : 4/6

Libellés : , , , , ,

mercredi, juin 28, 2006

GENESIS We Can't Dance (1991)

Genesis - We Can't Dance
Pop (Angleterre)


Un disque d’enfance… Ici le symbolique va supplanter l’objectivité pour cette petite chronique. Quand j’avais 11 ans ce disque aurait pu être l'un de mes préférés. Ecoutant à l’époque du classique et toute la variété qui traînait sur les ondes radio, je n’ai pu passer à côté de ce Genesis qui, cependant, ne montrait pas le meilleur visage du groupe à ce moment-là. Les années passèrent... et aujourd’hui je me mets à décortiquer cet album, pensant a priori qu’il pourrait faire partie des disques les plus navrants de ma discothèque. Il est vrai que Genesis s’est embourbé jusqu’au cou dans l’univers de la pop commerciale et enfonce avec We Can’t Dance le clou qui avait été planté délibérément avec Invisible Touch, puisque l’album éponyme de 1983 proposait une pop artistique encore de qualité, loin de viser uniquement le succès commercial. Dans We Can’t Dance, ce qui frappe surtout, c’est la médiocrité des textes (le misérabilisme sentimental de ‘Tell Me why’, l’indigence de ‘Jesus He Knows Me’…) comme des vidéos. Et puis, évidemment, il y a cette chanson encombrante et insupportable : le fameux single ‘I Can’t Dance’. Alors, peut-on sauver ce disque ? Le salut viendra peut-être de l’atmosphérique ‘Driving the Last Spike’ et du poignant ‘Dreaming While You Sleep’. J’ai presque envie d’épargner ‘No Son of Mine’, un single assez réussi, et ‘Living Forever’ qui sied bien à l’ambiance générale du disque. L’introduction de ‘Hold on My Heart’, de ‘Tell Me Why’ et les claviers de ‘Fading Lights’ sont par ailleurs plutôt plaisants… Ainsi, c’est presque inespéré : je défends un disque qui aurait pu être le chien galeux de ma collection, cet album qui me rappelle mes 11 ans, quand je fredonnais ces chansons au potentiel artistique pourtant discutable. La boucle est bouclée. Après ça, la Terre peut s’arrêter de tourner.

Note : 4/6

Libellés : , , ,

GENESIS Invisible Touch (1986)

Genesis - Invisible Touch
Pop (Angleterre)


Autant l’album éponyme révélait une certaine qualité de composition, autant Invisible Touch s’est attiré un nombre non négligeable de détracteurs chez les fanatiques du groupe. À tort ou à raison ? Depuis 1978 Genesis n’a cessé de s’éloigner du progressif pour s’orienter vers une musique de plus en plus directe, en phase avec ce que l’on attend d’un disque de pop commerciale. C’est vrai que le dilemme est bien présent : faut-il penser au passé glorieux ou se contenter de ce que Genesis nous offre pendant les années 80 ? Il est clair qu’avec ‘Duke’ et ‘Genesis’, nous n’avions pas le droit de nous plaindre puisque la qualité était belle et bien au rendez-vous. Avec Invisible Touch, nous devrions (?) adopter une nouvelle philosophie : accepter les disques de Genesis tels qu’ils sont. Et dans les limites du possible. Si le disque éponyme de 1983 était la porte ouverte au succès, « Invisible Touch » assure quant à lui les heures de gloire commerciales du groupe. Rien que la chanson-titre est un tube à elle toute seule, mémorable certes, mais exaspérante pour beaucoup. Pour ma part elle pourrait passer à peu près bien, à condition d'être dans le "trip". En revanche, sa section middle me donne la nausée... Dans l'ensemble, le disque sonne un peu creux, et les chansons, dopées par des percussions électroniques, sont parfois sans saveur. Si la qualité d’écriture reste peu ambitieuse, on parvient tout de même à écouter plus ou moins facilement la quasi-totalité de l’album. ‘Land of Confusion’ n’a rien de renversant mais demeure un tantinet efficace grâce au clavier de Tony Banks. Le nocturne ‘Tonight, tonight, tonight’ est assez terrible dans le genre et ‘Throwing It All Away’ reste plaisante, bien que relativement inoffensive. En fait, il n’y a rien d’inécoutable, il s’agit juste d’un disque de pop, rien de plus, rien de moins. Si son impact artistique sur la carrière du groupe est mineur, et si Genesis cherche avant tout à percer les secrets du succès en offrant une musique sans danger et sans prétention (extra-commerciale), il m’est néanmoins impossible de le condamner. Bien au contraire.

Note : 3,5/6

Libellés : , , ,

GENESIS Genesis (1983)

Genesis - Genesis
Pop (Angleterre)


Alors ça commence comme ça… par une chanson incommensurable : ‘Mama’… morceau hypnotique, psychotique, claustrophobique, mécanique… porté par des nappes de clavier qui nous emmènent ailleurs pour ensuite se terminer en apothéose. Cet album éponyme de 1983 est en fait le levier idéal pour le succès grand public du groupe mais aussi le disque de Genesis le plus réussi depuis Wind & Wuthering et And Then There Were Three. Ici, il n’y a plus de place pour les petites expérimentations un peu gauches d’Abacab mais plutôt pour une pop lisse et attachante. La face A du disque est un régal grâce au tube en puissance ‘Mama’ et à ‘Second Home by the Sea Part 1 & 2’. Ce dernier est doté d’une mélodie accrocheuse et sa seconde partie se compose d’un instrumental qui va progressivement s’alléger, se liquéfier, pour aboutir sur un solo de guitare court, efficace et classieux, soutenu par des claviers lumineux, avant de rebondir avec la mélodie principale au final. Un sacré carton… Du mainstream intelligent, juste ce qu’il faut pour montrer que l’on peut surfer sur le côté commercial des années 80 (elles ont tellement d’autres côtés ne l’oublions pas !) en présentant un son synthétique et agréable, dans une composition loin d’être idiote. Par ailleurs, le reste du disque offre encore quelques surprises, comme l’énigmatique ‘Silver Rainbow’, le single ‘Illegal Alien’ (pas très futé mais honteusement entêtant) et, pour terminer le disque, ‘It’s Gonna Be Better’, avec son intro superbe : la basse chaloupée, le clavier qui s’infiltre, nous rappelant immédiatement les sonorités d’‘Afterglow’… Impossible dès lors de bouder son plaisir. Ainsi, même si le disque manque encore d’envergure et d’ambition par moments, on finirait presque par ne pas regretter la plongée corps et âme de Genesis dans le monde de la musique pop.

Note : 4,5/6

Libellés : , , ,

lundi, juin 26, 2006

GENESIS Three Sides Live (1982)

Genesis - Three Sides Live
Pop & Progressif Symphonique (Angleterre)


Si Three Sides Live n’apparaît pas en général comme le live le plus important du groupe, il mérite cependant de s’y pencher un tant soit peu. La version que je chronique ici (il y en a plusieurs, je passe les détails…) contient deux disques de performances live. Le premier se compose de titres d’époque interprétés correctement (avec notamment une version allongée de ‘Abacab’), et s’écoute assez bien malgré un léger manque de tonus. Il faut dire que les compositions ne sont pas les meilleures du groupe mais un attachement au son « moderne » de l’époque pousse à les prendre en considération. Le second disque est quant à lui beaucoup plus intéressant car il procure irrémédiablement le plaisir de voir s’enchaîner certains des plus grands moments du groupe : Genesis réunit dans un medley l’excellentissime ‘In the Cage’, un titre à mon sens de plus en plus symbolique, l’instrumental final de ‘Cinema Show’ et le solo fantasque de ‘The Colony of Slippermen’… puis c’est l’enchaînement parfait avec ‘Afterglow’, et là la nostalgie du fan prend le dessus. La surprise aussi quand on ne s’attend pas à voir se succéder tous ces moments de bonheur simples. Le groupe a également le bon goût de jouer l’hivernal ‘One for the Vine’ et le cultissime ‘Fountain of Salmacis’ avant de terminer le disque avec ‘it’ suivi de toute la tension théâtrale de ‘Watcher of the Skies’… merveilleux ! Si cela n’a rien de totalement renversant, on ne peut renier le plaisir d’entendre les membres du groupe enchaîner librement des moments de musique si enthousiasmants. Mais au fond, n’ayons pas l’air trop surpris : n’est-ce pas le but de tout artiste progressif de s’adonner à ce genre d’exercice en concert ?

Note : 4/5

Libellés : , , ,

GENESIS Abacab (1981)

Genesis - Abacab
Pop (Angleterre)


Avec Abacab, Genesis poursuit sa route, et les premiers albums de progressif pur semblent désormais déjà bien loin… Mais l’heure n’est pas à la nostalgie. Ici le trio propose une musique synthétique et plastique, avec un son moderne et claquant. Une forme de new wave un peu futuriste, légèrement expérimentale, un peu artificielle, et pas toujours très ambitieuse non plus. On retiendra surtout le tubesque ‘Keep it Dark’, la mélodie de ‘Man on the Corner’, la section middle du flamboyant ‘No Reply at All’… peut-être aussi le morceau titre, malheureusement un peu crispant à cause de ses back vocals… Quant aux autres chansons, elles donnent un caractère monolithique au disque sans s’en détacher singulièrement. Genesis a tout de même penser à mettre dans son sac un morceau plus long que les autres, ‘Dodo/Lurker’, mais celui-ci se révèle finalement assez pénible à écouter. Dans l’ensemble c’est avant tout la production de l’album qui est intéressante car les compositions ne suivent pas toujours…

Note : 3,5/6

Libellés : , , ,

GENESIS Duke (1980)

Genesis - Duke
Pop progressive (Angleterre)


Intime et mélancolique, telle est Duke, l’aventure genesis-ienne ouvrant les années 80. Avec l’opus précédent And Then There Were Three, ce disque éloigne aussi Genesis de sa période progressive proprement dite pour ouvrir la « carrière » du groupe dans une veine plus pop, plus aérée, mais tout de même moins inspirée. Si Genesis continue d’ailleurs de façonner des tubes relativement honnêtes à défaut d’être renversants (‘Turn It on Again’, ‘Misunderstanding’), le plus important concerne le mini-concept que nous offre le groupe. Le disque démarre en effet par une introduction magistrale (‘Behind the Lines’) qui sera répétée à la fin de l’opus (‘Duke’s End’) et après l’excellent ‘Duke’s Travels’ qui lui-même réintroduit de très belle manière la mélodie du troisième morceau (‘Guide Vocal’), de façon totalement fluide. De grands moments donc ! Les autres titres sont en revanche un peu moins alléchants et ne demeurent pas vraiment des classiques du groupe (à part peut-être ‘Duchess’, morceau qui brille par sa légèreté) même s’ils contribuent à l’atmosphère particulière du disque (j’ai tout de même une petite tendresse pour ‘Man of our Times’). Genesis s’affranchit donc un peu plus de ses orientations musicales passées en créant une forme de post-prog, de néo-progressif personnel différent de ce que réalisera Marillion, groupe qui s’accaparera l’étiquette du style. Mais ça, c’est une autre histoire...

Note : 4/6

Libellés : , , ,

HARMONIUM Les cinq saisons (1975?)

Harmonium - Les cinq saisons
Progressif Symphonique (Canada/Québec)


Harmonium, groupe québécois des années 70, nous offre un disque conceptuel vivaldien. En effet, chaque chanson représente une saison qui habille Montréal de ses couleurs. La musique évoque les modifications climatiques comme les changements d’humeur qui y sont parfois associés et le groupe s’engage à décrire les saisons avec toute la palette de couleurs sonores que cela nécessite. Les cinq saisons raconte les péripéties d’une jeune fille nommée Montréal tout en restant très imagé et poétique : le parallèle fille/ville semble même parfois envoyer des messages politiques concernant la situation du Québec. Mais cet album reflète aussi l’esprit du temps, la culture d’une époque, avec tous les idéaux qu’elle comporte : il s’agit donc en partie d’un disque « culturel ». La naïveté et la recherche de l’idéal (avec tout ce que cela a de dangereux et d'illusoire, mais aussi de constructif et d’ambitieux) que l’on retrouve dans Les cinq saisons rappelleraient également une forme de passage à l’âge adulte, où la prise de conscience fait fi des rêves passés bien souvent déconnectés de la réalité.

Mais le plus important c’est la musique. Et quelle musique ! Il est vrai que la voix garde un accent assez spécial, que les compositions sont parfois un peu trop typées… mais cela constitue finalement un passeport pour un nouvel univers. ‘Vert’ et ‘Dixie’, les deux premières chansons-saisons, sont hautes en couleur, chatoyantes, colorées, vives et ensoleillées. L’atmosphère chaleureuse est bien mise en valeur par une musique fouillée et les divers instruments apportent une richesse à l’opus, devenu une forme de peinture mélodique de couleur vive. Cette musique demeure fraîche et spontanée, luxuriante et épanouie, incarnant le rêve et l’illumination de deux saisons. Cependant, je préfère largement le premier morceau, si prenant et tellement bien composé, au deuxième titre, dont la mélodie du refrain me rappelle malheureusement trop Balavoine (!). Notons au passage une particularité du disque : il ne comporte pas de percussions, ce qui ne l’empêche pas d’être parfois très rythmé. Les deux chansons suivantes, ‘Depuis l’automne’ et ‘En pleine face’, sont évidemment plus tristes et sombres et révèlent un côté nostalgique (puisque l’on vous parle d’« idéal »…). Elles continuent de montrer également tout le talent et la maturité de Serge Fiori.

Et puis vient cette fameuse cinquième saison, ‘Histoire sans paroles’, un véritable monument du rock progressif, et je le pense vraiment. Un poème symphonique instrumental… une authentique merveille. Ici toute l’atmosphère prend son sens pendant plus d’une quinzaine de minutes de magie pure. Au milieu du morceau survient une section de piano absolument bouleversante, quelque chose d’inoubliable, un trésor que l’on aimerait à la fois garder pour soi mais aussi offrir à la Terre entière. La mélodie du piano que vient rejoindre la voix du chanteur est absolument parfaite et enivrante. Le genre de « truc » que l’on écoute les yeux mouillés et la gorge serrée… Effectivement, cette cinquième saison est un véritable morceau de ciel… Toute parole demeure futile pour décrire ce que parviennent à réaliser ici le groupe québécois. Sincèrement, devant un tel moment de plaisir, devant tout le talent et la générosité des musiciens d’Harmonium, nous n’avons en définitive plus qu’un seul mot à leur dire : merci.

Note : 5,5/6

Libellés : , , ,

dimanche, juin 25, 2006

Steve HACKETT Voyage of the Acolyte (1975)

Steve Hackett - Voyage of the Acolyte
Progressif Symphonique (Angleterre)


Voyage of the Acolyte… ce n’est pas le titre qui va me démentir : le progressif se montre souvent comme un voyage esthétique. Cette fois-ci, c’est Steve Hackett qui nous emmène dans un univers très imagé et inspiré par le tarot. Ce fin guitariste, qui a énormément contribué à la couleur sonore de Genesis entre 1971 et 1977, peut compter sur la présence de membres de ce groupe mythique : Rutherford (basse, et 12 cordes) et Collins (batterie, percussions, vibraphone, vocaux sur ‘Star of Sirius’). Tony Banks n’est pas de la partie, ce qui laisse sans doute à Hackett une plus grande indépendance, profitant dès lors de nouveaux espaces musicaux. Ce premier album solo survient après le départ du Gab de Genesis et la sortie de disques plus importants dans la carrière du groupe : le lumineux et énigmatique Selling England by the Pound, et le futuriste, synthétique et aventureux The Lamb Lies Down on Broadway. Hackett nous offre ainsi en contraste un disque plus bucolique, champêtre et médiéval que le concept-album de Genesis sorti l’année précédente. Tantôt la musique devient vivace et soutenue, tantôt les divers instruments, et notamment les sections de bois déprimantes, nous transportent dans une rêverie romantique au bord du lac. De cet album monolithique on retiendra surtout le mélancolique ‘The Hermit’ et l’épique ‘Shadow of the Hierophant’, composé avec Rutherford. Avec le temps, Voyage of the Acolyte reste une base instructive pour comprendre le progressif symphonique même s’il ne demeure pas indispensable. Autrement, tel un songe élégant, il rappellera avec enthousiasme aux accros de Genesis les moments les plus baroques du groupe.

Note : 4/6

Libellés : , , ,