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Exil progressif

Un blog old-school sur les musiques progressives et psychédéliques

mercredi, avril 02, 2008

RUSH Presto (1989)

Rush - Presto
Art Rock / Prog / FM (Canada)


Curieuse pochette… Reste à savoir ce que Rush a fait sortir cette fois-ci de son chapeau de magicien. Lisse et froid, Presto demeure en tout état de cause l'un des disques les plus FM du groupe. La production est claire, les nappes de clavier se montrent présentes… et la place de la guitare n’est pas pour autant négligée puisqu'elle est à nouveau mise au goût du jour afin de retrouver une certaine énergie. En fait, le groupe tente de s'éloigner progressivement de la technologie et du monde synthétique. En termes de qualité pure, on décèle dans Presto quelques pépites : le tubesque ‘Show Dont Tell’ ; ‘The Pass’ ; le très rythmé ‘Hand Over Fist’ ; ou encore ‘Available Light’. Malheureusement, le reste des morceaux demeure globalement d’un niveau inférieur. Ainsi, la créativité s'efface parfois un peu trop derrière une production pourtant très soignée. Ce qui n’empêchera pas de passer quelques bons moments avec ce disque. That’s entertainment…

Note : 3,5/6

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RUSH Signals (1982)

Rush - Signals
Hard Prog / FM (Canada)


Signals termine en quelque sorte la trilogie novatrice abordée avec Permanent Waves et confirmée par Moving Pictures. Mais avec ce disque, Rush semble à la croisée des chemins : après avoir terminé sa mue, il se dirige vers une autre période dominée par un usage prépondérant des synthés. Dès l’introduction de l’hypnotique ‘Subdivisions’, nous savons clairement où nous sommes : Rush a muté son rock arty en une forme de néoprogressif habile. Ici, les claviers ont pris encore plus d’importance sans aller à l’encontre de l’identité de Rush : mieux, ils la refondent. Futuriste, atmosphérique, méditatif, mais surtout technique et appliqué, bien produit, Signals demeure une œuvre dystopique empreinte de modernité. Parmi les meilleurs moments du disque on note bien sûr l’ouverture du disque, les ambiances de ‘The Analog Kid’ et de ‘Chemistry’ (certains sons rappelant le Misplaced Childhood de Marillion) mais aussi la beauté empreinte de nostalgie de ‘Losing It’, et le très rythmé ‘The Weapon’. En définitive, Signals apparaît comme un classique du groupe, souffrant parfois de la comparaison avec ses deux prédécesseurs, mais comptant indiscutablement parmi ce que Rush a fait de mieux.

Note : 5,5/6

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