Retour à l'index

Exil progressif

Un blog old-school sur les musiques progressives et psychédéliques

mardi, mai 20, 2008

TRANSATLANTIC Bridge Across Forever (2001)

Transatlantic - Bridge Across Forever
Progressif Symphonique / Renouveau 90's/00's (INT)


C’est avec une grande joie que j’appris en 2001 la sortie du second opus de Transatlantic : Bridge Across Forever, nouveau voyage progressif à bord de ce mystérieux dirigeable, emmené par le même équipage qui avait construit le très réussi SMPTe... l’année d’avant !

En tout cas, disons-le dès le départ : ce sont effectivement dans les deux grandes pièces montées ‘Duel with the Devil’ et ‘Stranger in Your Soul’ que va résider tout l’intérêt du disque. Ces deux morceaux maximalistes de 26 minutes chacun présentent une fois encore, et sans grande surprise par rapport au précédent album, une belle cohésion entre les musiciens et surtout de nombreux thèmes musicaux de qualité donnant vie au disque. Parmi les moments les plus mémorables, on notera bien sûr la section ‘Lost & Found’ et les dernières parties des deux titres, plutôt emphatiques et émotionnelles.

Certes, il y a la belle ballade onirique ‘Bridge Across Forever’, et ses mots à la fois poignants et enfantins, dans le même rôle que ‘We All Need Some Light’ sur SMPTe. Mais il faut malheureusement se coltiner aussi les 14 minutes de ‘Suite Charlotte Spike’, morceau plutôt raté (il faut dire que débuter celui-ci par un échange de « Wazaaa » reste tout de même un summum de kitscherie…) et donc forcément trop long.

Bridge Across Forever montre ses qualités avec générosité et nous ramène dans le passé, pour célébrer une musique d'éternité. Ajoutez à cela une production des plus réussies, et vous obtenez un disque une fois encore imposant et adapté pour tout fan du néo-progressif à tendance symphonique et nostalgique des seventies comme des eighties.

Note : 4,5/6

Libellés : , , ,

jeudi, juillet 26, 2007

TRANSATLANTIC SMPTe (2000)

Transatlantic - SMPTe
Progressif Symphonique / Renouveau 90's/00's (INT)


Transatlantic est un “superband” composé de Neal Morse (Spock’s Beard), Pete Trawavas (Marillion), Roine Stolt (The Flower Kings) & Mike Portnoy (Dream Theater, LTE). SMPTe s’inscrit dans la nouvelle vague de rock progressif de la seconde partie des 90’s, très nostalgique de celui des seventies (de Genesis et de Yes notamment). Ce premier album apparaît ainsi comme un nouveau voyage sur les routes du progressif pur sucre, avec de nombreux regards dans le rétroviseur, en somme.

Les structures des morceaux s’étirent au possible mais l’on y retrouve finalement un côté assez frais, paradoxalement. La véritable polémique réside dans l’intérêt de ces groupes de renouveau, qui finalement n’apportent rien… de nouveau, et qui ont tendance à privilégier, pour certains, le concept à la musique, et la tradition des formes à la beauté musicale du fond.

Je pense pour ma part que le côté « plaisir/nostalgie » demeure primordial pour évaluer la musique de Transatlantic. L’ambition du projet reste ambiguë : d’un côté l’album n’apporte historiquement rien ; d’un autre côté le côté gargantuesque de la chose et certains passages de grande qualité pourraient forcer l’admiration. Certains pourront tout de même regretter que ce groupe privilégie la quantité à la qualité et s’embourbe dans des morceaux sans fins, renforçant un peu plus les préjugés vis-à-vis du courant progressif.

Au niveau des titres :

- le disque démarre en tout cas très bien avec un très long morceau de qualité : ‘All of the Above’ (une demi-heure à lui tout seul… quand je vous parlais du « côté gargantuesque » de la chose...). C’est une véritable pièce montée de rock progressif que nous offre ici Transatlantic. Elle comporte des moments de premier choix comme la section ‘Camouflaged in Blue’ et bien sûr ‘Undying Love’.

 - Soigné et plein d’émotion, ‘We All Need Some Light’, attire l’attention, grâce notamment à la jolie mélodie du refrain et à l’élégance des arrangements. Un titre-phare à n’en pas douter.

 - ‘Mistery Train’ et ‘My New World’ sont quant à eux de purs moments de prog, finalement très british. Cependant, leurs refrains pèchent un peu par naïveté : trop FM ou trop mielleux, ils gâchent un peu le morceau.

 - Le disque se clôt sur une reprise de Procol Harum, ‘In Held (Twas) in I’ (l’original se trouvant dans Shine On Brightly (1968)). Un finish plutôt réussi en tout cas.

Globalement, on sent le plaisir des musiciens à jouer ensemble. Il y a un côté jam par moment mais ils ne lâchent pas complètement la bride et le disque reste très structuré, vraiment cohérent, et finalement assez équilibré. SMPTe propose en définitive un bon moment et de beaux souvenirs.

Note : 5/6

Libellés : , , ,