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Exil progressif

Un blog old-school sur les musiques progressives et psychédéliques

vendredi, octobre 14, 2011

SAGA 10,000 Days (2007)

Saga - 10,000 Days
Néo-progressif / Nouvelle vague (Canada)


Nous nous trouvons en terrain connu. C'est en tout cas ce que semble nous dire la première piste du disque 'Lifeline', morceau classique, exécuté sous une production solide. Il semble surtout briller par les ambiances des claviers et le solo rayonnant de Ian Crichton, marques de fabrique du Saga moderne. La suite de l'opus ne contredira pas trop les premières impressions : 10,000 Days, 18ème album du groupe, n'apporte rien de nouveau mais fait le boulot. Le disque devient une forme de célébration du temps passé, des 10 000 jours écoulés depuis les débuts de Saga... jusqu'au départ de Michael Sadler, quittant le groupe après cet album, pour des raisons familiales. Certes, il reviendra en 2009, mais au moment de la sortie de l'opus, on ne pouvait pas encore le savoir. Ces adieux au bout de 30 ans de carrière commune se firent dans la plus pure tradition de Saga, avec des morceaux aux qualités bien disctinctes. On retiendra la mélodie de 'Sideways' et le refrain un peu magnétique de 'Can't You See Me Now?', participant à une première partie d'opus plutôt lumineuse. L'instrumental technique 'Corkentellis' reste quant à lui assez peu passionnant, et la ballade 'More Than I Deserve', aux belles atmosphères mélancoliques, fait pourtant tomber son refrain dans une forme de mièvrerie un peu insupportable. Et puisque le disque semble pas mal jouer sur les atmosphères, la section instrumentale de 'Sound Advice' est quant à elle plutôt réussie. On pense aussi au morceau-titre, assez fédérateur et plaisant, même si son sentimentalisme aura raison de la patience de certains auditeurs. De mon côté elle finit par passer, notamment grâce à ses claviers qui en font une chanson appréciable. Le disque se termine par 'It Never Ends', pas forcément extraordinaire mais pourvu d'un refrain sobre et efficace. Dès lors, pour l'ensemble de ses points positifs, 10,000 Days sera appréciée par les fans les plus assidus de la formation canadienne et reste globalement un disque attachant, même s'il n'éclaire que trop peu la discographie du groupe. On gardera tout de même la satisfaction de quelques bons moments passés, toujours en savourant cette saveur nostalgique doucement amère et si particulière, propre aux albums de Saga.

Note : 4/6

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mercredi, juillet 25, 2007

SAGA Trust (2006)

Saga - Trust
Art Rock / Nouvelle Vague (Canada)


Toujours dans la lignée des deux précédents albums, Saga développe un heavy prog FM mâtinée d’une production claire et plutôt maîtrisée. Trust nous montre dès les premières écoutes les points positifs habituels (guitares croquantes, ambiances travaillées…) et les défauts récurrents : parties de claviers hors de propos (‘That’s as far as I’ll go’), mélodie franchement à côté (‘Ice in the Rain’), voire pompière (‘Trust’). Certains morceaux valent néanmoins le détour et nous font pardonner les écarts du groupe : ‘Back to the Shadow’, morceau hypnotique, élégant, et doté d’une très bonne section instrumentale ; ‘I’m OK’, pas franchement convaincant mais honnête et appliqué ; ‘It’s your Life’, un peu facile, mais plutôt accrocheur au niveau de l’atmosphère (cela étant, le riff au clavier qui clôt le refrain est un peu inopportun) ; ‘Footsteps in the Hall’, titre plutôt solide rythmiquement ; et enfin le majestueux ‘On the Other Side’, bonne conclusion pour un disque qui aurait peut-être mérité mieux, notamment si les musiciens avaient corrigé certaines de leurs mauvaises habitudes, et donné la pleine mesure de leur talent.

Note : 4/6

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lundi, juillet 24, 2006

SAGA Full Circle (1999)

Saga - Full Circle
Art Rock / Nouvelle Vague (Canada)

Le progressif c’est aussi les concepts : les groupes-concepts, les chansons-concepts, les albums-concepts, les discographies-concepts... Avec Saga on se retrouve un peu dans le dernier cas de figure puisque le groupe a créé une sorte de fil conducteur dans sa discographie. Saga parsème en effet ses albums de chapitres ("chapters") qui, assemblés, forment une histoire. On retrouve notamment une interprétation de ces chapitres dans le live The Chapters Live qui reconstitue l’histoire dans l’ordre. Un objet important pour tout fan du groupe visiblement !

Full Circle peut être considéré pour beaucoup comme un retour gagnant, une remise en forme pour les Canadiens. Saga en profite aussi pour continuer à écrire les Chapters qui avaient été laissés en plan depuis 1981, avec World’s Apart ! Il est clair que l’album n’est pas très ambitieux s’il on tient compte des autres œuvres que propose le monde du rock progressif mais il n’en regorge pas moins de morceaux de qualité, comme l’excellentissime ‘Home’, et ses atmosphères mystérieuses ; ‘Time Bomb’, assez efficace ; ‘Not this Way’, une ballade toute simple mais vraiment envoûtante, donnant envie de s’engouffrer dans les profondeurs de l’océan avec sa bien-aimée ; et ‘Goodbye’, morceau constituant la fin atmosphérique et émotionnelle du disque. On remarquera aussi le très bon couplet de ‘Don’t say Goodbye’ et le titre ‘Uncle Albert's Eyes’, qui transmet une forme de sérénité et une nostalgie particulière. Dans Full Circle, il se dégage globalement une certaine sophistication, dépourvue d’excès, mais aussi une profondeur et une densité dans le son, ce que l’on retrouvera sur House of Cards. Ainsi, même si l’ambition n’est pas nécessairement au rendez-vous, Full Circle reste un disque sérieux et agréable.

Note : 4/6

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dimanche, juillet 23, 2006

SAGA House of Cards (2001)

Saga - House of Cards
Art Rock / Nouvelle vague (Canada)


C’est sur les bases de nouveau posées par Full Circle que Saga nous offre House of Cards. Certes ce disque est plus direct, voire plus FM que son prédécesseur, mais le style très propret du groupe, tout comme les ambiances étranges qu’il distille, demeurent. En tout cas, House of Cards possède bien quelques atouts : la production limpide, les ambiances créées par les nappes de claviers et le son croquant de la guitare de Ian Crichton, en verve sur plusieurs soli. Certains morceaux sont plutôt plaisants, comme l’inquiétant ‘God Knows’ ou encore ‘That’s How We Like It’, titre assez entraînant. Mais on retiendra surtout ‘We’ll Meet Again’ pour son riff d’intro excellent et ses atmosphères, tout comme le très bon ‘Only Human’ qui nous gratifie en effet d’une mélodie plutôt efficace au couplet et d’un solo court mais très accrocheur et classieux. On restera beaucoup plus circonspect pour le reste, et notamment à propos des morceaux les plus mièvres, comme ‘Once in a Lifetime’, le single ‘Money Talks’, ou encore la chanson-titre. Saga joue en effet parfois la carte FM décomplexée mais n'évite pas toujours les clichés du genre, ce qui demeure bien compromettant. Cependant, le disque reste assez attachant et ses meilleurs moments parviennent parfois à nous faire oublier ses écarts.

Note : 4/6

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