OPETH Watershed (2008)

Métal progressif (Suède)
Watershed est un disque intéressant mais déstabilisant (et donc difficile à évaluer), pour trois raisons :
- Tout d’abord, les meilleurs passages de Watershed semblent paradoxalement les plus calmes (les plus accessibles aussi ?) : la jolie intro ‘Coil’ (où s’invite la voix cristalline de Nathalie Lorichs), la section claire de ‘Porcelain Heart’, le début de ‘Hessian Peel’ et la ballade ‘Burden’ brillant pour son final de soli de guitares de toute beauté…
- De plus, à l’écoute de Watershed, on reste un peu dans l’attente d’un de ces riffs métal qui font la marque de fabrique d’Opeth. En vain… et ce malgré des morceaux à tiroir fougueux, sombres et toniques, proposant des changements de structure plutôt fluides. Cela est un peu frappant, surtout après un Ghost Reveries qui n’était pas avare en riffs implacables, Watershed ressemblant parfois aux chutes studio de ce dernier (s’il on veut noircir le trait).
- Enfin, avec ce nouvel opus, on retrouve un Opeth un tout petit peu moins inspiré et magique, un peu à la frontière entre la mélancolie qui nous anime et le glauque pas très sympathique. Les ambiances nous paraissent parfois un peu étrangères, moins captivantes, plus difficiles à appréhender. Toutefois, l’album semble miser davantage sur l’équilibre et la cohérence entre des passages inquiétants et d’autres plus apaisés, le tout appuyé par une production lisse et agréable.
Watershed reste un album d’Opeth, donc un album présentant des qualités de composition certaines, bien qu’un peu plus effacées que par le passé. Grâce à ses atouts indéniables, ce neuvième album du groupe regorge de belles surprises enfouies, et arrive finalement à ses fins, sans pour autant être la pierre angulaire de la discographie.
Note : 4,5/6
Libellés : 2008, Métal progressif, Opeth, Suède










